Pourquoi Singapour est-il le circuit le plus difficile de la saison en F1 ?

Aussi magnifique que difficile, le circuit de Marina Bay fait son grand retour après trois ans d’absences. Un tracé qui a particulièrement marqué par le défi qu’il représente et son caractère si particulier. Mais en quoi le Grand Prix de Singapour est-il si difficile ?

Départ du Grand Prix de Singapour 2018. Lewis Hamilton devant Max Verstappen et Sebastian Vettel.
Singapour, le défi sous le feux des projecteurs (©Formula 1)

Les conditions climatiques

Singapour est situé dans une région où le climat est à la fois très chaud mais également extrêmement humide, et ce même la nuit. Ces conditions sont difficiles pour les organismes des pilotes, qui subissent une énorme chaleur dans le cockpit mélangée à une humidité qui intensifie la transpiration et la perte d’eau durant l’effort. Une température moyenne de 28 degrés dans l’air avec 77% d’humidité est attendue ce week-end.

Les pilotes perdent jusqu’à quatre kilos lors de cette course où la pression est toujours au maximum. L’effort des pilotes durant deux longues heures rend les conditions extrêmes, parfois insoutenable, mais c’est aussi le défi que recherchent les pilotes et les fans en F1.

Il suffit de voir le visage des pilotes ainsi que le soulagement qu’ils affichent lorsqu’ils sortent de leur monoplace, émoussés par les conditions. Le climat de Miami cette saison a en partie rappelé celui de Singapour, et montre que la F1 est un sport qui demande bien d’autres exigences qu’un simple pilotage sans erreur. Une chose est sûre, il faudra arriver bien préparé pour ce Grand Prix qui s’est absenté durant deux saisons.

L’effet de la nuit

Un autre facteur qui rend le circuit de Singapour si particulier est le fait qu’il soit de nuit. En effet, le premier circuit instauré dans ces conditions en 2008, qui a maintenant été suivi par les tracés du Moyen-Orient, offre un autre défi visuel qui rend la course une nouvelle fois plus difficile.

Max Verstappen lors du Grand Prix de Singapour 2018.
Briller à Singapour n’est pas une mince affaire (©Red Bull Content Pool)

Bien que les pilotes n’ont aucun souci de visibilité tant les lampadaires qui éclairent le tracé de Marina Bay sont nombreux (pas moins de 1 600 !), leurs yeux sont mis à rude épreuve avec la vitesse et l’éclairage intense du circuit. 

Comme le disent beaucoup de pilote, Singapour donne l’impression de passer dans un tunnel géant à plus de 200 km/h, sans cesse, durant deux heures de course où il ne faut jamais se laisser déconcentrer tant la marge d’erreur est infime. Cet éclairage pousse d’ailleurs les pilotes à utiliser des visières neutre sans filtre ni teinte pour ne pas perturber la vision. Singapour représente donc une fatigue physique mais également visuelle.

La longueur du circuit et de la course

Ce qui fait de Singapour l’un des tracés les plus difficiles de la saison est sa longueur et son exigence. Une piste de 5,073 km comportant 23 virages (soit le plus haut total du calendrier derrière Djeddah), en ville et de nuit. Son exigence ne pardonne pas, avec des virages lents et rapides qui s’enchaînent à une allure folle au milieu des gratte-ciels. De plus, il se déroule dans un moment clé de la saison, entre septembre et octobre, où chaque point compte.

D’ailleurs, Singapour a vu de nombreuses désillusion dans son histoire. En 2008, Felipe Massa avait connu une mésaventure aux stands, lui coutant certainement le titre. En 2017, Sebastian Vettel avait craqué au départ sous la pluie, emportant son coéquipier et Max Verstappen. Cette erreur monumentale de l’Allemand, pourtant spécialiste du tracé, lui faisait perdre toute chance de titre en laissant Lewis Hamilton seul au monde.

Intervention de la Safety Car lors du Grand Prix de Singapour 2019.
L’édition 2022 sera t-elle la première sans Safety Car à Singapour? (©DR)

Comme Monaco ou d’autres circuits urbain, Singapour possède une piste qui sert également a la circulation tout au long de l’année, ce qui rend la surface extrêmement bosselée. Un facteur à prendre en compte qui pourrait pénaliser les performances des écuries tant les monoplaces sont rigides cette année, mais qui facilite également les erreurs de pilotage sur un tracé qui ne le permet pas. Autant dire qu’il faut être préparé physiquement pour soutenir un rythme élevé sur ce tracé.

D’ailleurs, jamais une édition de Singapour ne s’est déroulée sans une intervention de la voiture de sécurité. En douze apparitions, Bernd Mayländer est intervenu à vingt reprises dans les rues de Marina Bay. Un énième facteur que les pilotes et les écuries doivent prendre en compte, qui allonge la durée de la course. L’édition 2018 fut la plus courte de l’Histoire du Grand Prix de Singapour, en voyant Lewis Hamilton l’emporter après une heure, 51 minutes et 11 secondes de course. En plus d’être un défi redoutable, Marina Bay est la course la plus longue de la saison.

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