Le top – flop du Grand Prix de France

Quelle course ! Comme en Espagne, nous avons vécu un Grand Prix indécis, où le classement final s’est figé dans l’avant-dernier tour. Qui a dit que le Paul Ricard ne produisait que de mauvaises courses ?

Pour la première fois depuis le retour de la Formule 1 en France, Mercedes a été vaincue. C'est Max Verstappen qui s'impose au Castellet et qui creuse l'écart au championnat.
Red Bull a vaincu Mercedes sur un tracé qui lui appartenait (©J. Prévost / L’Équipe)

Les tops

Red Bull met Mercedes KO

Avant ce week-end, tous les pronostics étaient à la faveur de Mercedes. Sur un circuit comprenant très peu de virages à faible allure (là où Red Bull excelle), et où les Flèches d’argent n’avaient jamais été battues, Red Bull a retenu la leçon de Barcelone pour donner une véritable leçon à leurs rivaux.

Dès le samedi, l’écurie de Christian Horner impressionnait en s’emparant de la pole. L’écart entre Max Verstappen et Lewis Hamilton, de près de 3 dixièmes, était cinglant. Et malgré l’erreur du Néerlandais au départ, la RB16B maintenait le rythme de la Mercedes de tête. Avec un deuxième arrêt pour le numéro 33 et une meilleure tenue des pneus pour Sergio Pérez, Red Bull a vaincu son rival sur un circuit où ils n’étaient pas spécialement attendus. Preuve que l’écurie de Milton Keynes devrait être capable de s’imposer sur n’importe quel circuit, jusqu’à la fin de l’année.

Red Bull quitte la France avec les commandes des deux championnats. Verstappen, avec le meilleur tour en course, prend 11 points d’avance sur Hamilton. Côté constructeurs, les monoplaces bleues creusent l’écart et comptent 37 unités de plus que les Flèches noires.

Quel retour de McLaren !

McLaren a sorti le grand jeu en course, sur le Paul Ricard. Discrètes en qualifications, elles ont haussé le rythme ce dimanche pour signer leur deuxième meilleur résultat de l'année.
Discrètes en qualifications, les McLaren ont sorti les crocs en course (©XPB Images / James Moy)

Depuis le Grand Prix d’Azerbaïdjan, McLaren était attendue au tournant. Si les monoplaces oranges terminaient dans les points (P5 et P9), il restait un goût d’inachevé au vu des circonstances de course. Et après les qualifications du Grand Prix de France, où Lando Norris et Daniel Ricciardo se classaient P8 et P10, les objectifs ne semblaient pas avoir été remplis.

Mais c’est le dimanche qu’il faut compter sur les hommes de Zak Brown. Bien que les Ferrari et Pierre Gasly s’élançaient devant, les McLaren ont parfaitement géré leur stratégie, tout en imposant un rythme intenable pour leurs rivaux. Malgré des batailles entre coéquipiers en début de course, les pilotes n’ont pas perdu de temps et sont sortis vainqueurs d’un peloton extrêmement serré au Paul Ricard.

Pour la 6e fois en 7 courses cette saison, Norris termine dans le top 5. Ricciardo, quant à lui, reste en retrait par rapport à son coéquipier en grande forme, mais l’Australien parvient petit à petit à réduire l’écart. McLaren score 18 points de week-end, son deuxième meilleur total de la saison, et frappe un grand coup dans la course au podium du classement constructeur.

Aston Martin, rois de la stratégie ?

Aston Martin ne marque que trois points, mais un tel résultat était peut-être inespéré en début de course, avec les positions éloignées des monoplaces vertes sur la grille du Paul Ricard.
Aston Martin place ses deux voitures dans les points, après qu’elles se soient élancées P12 et P19 (©Twitter @AstonMartinF1)

Après la remontée de Sebastian Vettel à Monaco (grâce à un arrêt parfaitement placé par rapport aux concurrents directs en piste) et son podium à Bakou, Aston Martin a une nouvelle fois maximisé les points pour ses pilotes. Alors que le début de saison était assez décevant, l’écurie de Silverstone place ses deux voitures dans les points pour la deuxième fois de l’année.

Il y a deux semaines, en Azerbaïdjan, Lance Stroll voyait son pneu exploser alors que le Canadien remontait le peloton. Ce dimanche, un tel problème a été évité, et le Montréalais a pu décrocher le top dix malgré un départ en dernière ligne. Si le fils du propriétaire d’Aston Martin avait encore besoin de prouver sa place sur la grille, c’est chose faite.

Oui, l’écurie ne marque que 3 points ce week-end. Mais dans une course où le peloton fut très proche, et alors que les pilotes ne s’élançaient que P12 et P19, un tel résultat doit être souligné. Aston Martin maintient sa position face à AlphaTauri et Alpine. La bataille dans cette deuxième moitié de peloton reste haletante.


Les flops

Lewis Hamilton aura tout tenté, mais cela n'était pas suffisant. Max Verstappen, sur un rythme élevé et avec des gommes plus fraîches, n'a fait qu'une bouchée du Britannique.
Avec des gommes à l’agonie, Lewis Hamilton était impuissant face à Max Verstappen (©Getty Images)

Mercedes, prise par surprise

Après la leçon infligée à Red Bull à Barcelone, ou bien en Hongrie en 2019, c’est au tour de Mercedes de se faire piéger par la stratégie du deuxième arrêt en course. Pourtant, au départ, la chute des températures par rapport aux derniers jours auraient dû jouer en la faveur de la marque à l’étoile.

Comme mentionné précédemment, le profil du Paul Ricard devait permettre à Mercedes de refaire son retard sur Red Bull. Un double podium pour l’écurie était le minimum attendu, sur un circuit où Hamilton s’était imposé sans la moindre difficulté en 2018 et 2019. Mais était-il possible de faire autrement ? Alors que les performances des pneus se dégradaient rapidement, il était compliqué, même quasiment suicidaire, d’arrêter Hamilton avant Verstappen.

Le résultat de ce Grand Prix tient avant tout d’une énorme prise de risque de Red Bull, qui a payé. Et si Mercedes parvient à marquer de gros points, l’écart se creuse dans les deux tableaux avec Red Bull. Il faudra rebondir sur le Red Bull Ring, qui accueillera les deux prochains Grands Prix. Une piste qui a bien réussi aux locaux dans le passé.

Comme un air de 2020 chez Ferrari

Cinquième des qualifications, Carlos Sainz réalisait un début de week-end parfait au Paul Ricard. Mais au jeu des stratégies, et avec des gommes qui s'usaient trop vite, l'Espagnol a été incapable d'arracher un point.
Carlos Sainz a été impeccable durant les qualifications, mais pris au piège au jeu des stratégies le lendemain (©Ferrari)

Quelle déception chez Ferrari. Après deux poles signées sur les deux derniers Grands Prix, ainsi qu’une séance de qualifications réussie en France (P5 pour Carlos Sainz, P7 pour Charles Leclerc), la Scuderia s’est complètement écroulée en course.

Au Castellet, ce sont les gommes qui ont joué un mauvais tour au cheval cabré. Leclerc était le premier pilote à s’arrêter cette après-midi, bien trop tôt pour terminer le Grand Prix sur des gommes dures. Malgré un bon départ, Sainz était incapable de tenir le rythme des autres voitures du peloton, et se faisait trahir par la stratégie. En étant l’un des derniers à s’arrêter parmi ses concurrents directs, sur un circuit où l’undercut fonctionnait particulièrement bien, une autre issue était difficilement envisageable.

Alors que les deux monoplaces s’élançaient dans le top dix, Ferrari retrouvera l’Autriche avec un zéro pointé. Le pire résultat de la saison pour les rouges, qui n’est pas sans rappeler la saison 2020 où une telle performance était presque la norme. Après les promesses affichées à Monaco et à Bakou, la chute fait mal. McLaren en profite pour repasser devant au classement.

Les rookies en grande peine

Mick Schumacher écrasait sa Haas dans le mur, en fin de Q1, au Castellet. Une erreur qui l'empêchait de signer un temps en Q2.
Mick Schumacher a vécu un week-end à deux vitesses (©Icon Sport)

Difficile de ne choisir qu’un seul flop parmi les trois rookies. Alors que Yuki Tsunoda, Mick Schumacher et Nikita Mazepin disputaient leur septième Grand Prix en F1, il est normal que des erreurs soient encore commises. Pourtant, ce week-end fait réellement tâche dans leur début de saison, notamment pour deux d’entre eux.

Chez AlphaTauri, Yuki Tsunoda a de nouveau créé un drapeau rouge en qualifications (son troisième de la saison, après Imola et Bakou). Cette fois-ci, le Japonais partait en tête-à-queue dès le premier virage, avec des pneus visiblement trop froids. Une erreur très évitable qui condamnait le pilote à s’élancer depuis les stands, alors que son coéquipier plaçait une nouvelle fois sa voiture dans le top six.

Chez Haas, c’est avant tout Mick Schumacher qui se montrait décevant. Pourtant, l’Allemand se qualifiait enfin en Q2 : un véritable exploit compte tenu du profil du circuit et des performances de sa monoplace. Mais son incident en fin de Q1 l’empêchait de poursuivre la qualification, et des dégâts ont pu être à l’origine d’un mauvais rythme en course. Doublé dès le départ, l’Allemand était également à la peine face à son coéquipier, avant de finalement terminer devant lui. Si Mazepin a souvent été moqué depuis le début de saison, ses nombreuses erreurs sont, pour le moment, moins lourdes de conséquence pour son écurie. Schumacher doit retrouver son rythme de début de saison pour confirmer la hiérarchie au sein de l’équipe.

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