Les batailles à ne pas manquer en fin de saison

Alors que cette saison 2020 n’a commencé qu’en juillet (il y a seulement quatre mois !), son dénouement approche. Après treize manches disputées à un rythme effréné, les dix écuries n’ont plus que quatre manches à disputer. L’Istanbul Park fait son grand retour, et sera suivi de deux manches à Bahreïn (dont une sur l’Outer Track) avant de clore la saison à Abou Dabi. Si le titre constructeur est déjà acquis (et que Lewis Hamilton décrochera sa septième couronne), d’autres batailles vont illuminer cette fin de saison.

Si les titres semblent joués, Yas Marina verra d'autres batailles intéressantes se conclure, qu'il s'agisse du classement pilotes ou constructeurs.
Le circuit de Yas Marina sera une nouvelle fois le théâtre de luttes finales au championnat (©DR)

La P2 du classement pilote n’est pas jouée…

Certes, l’abandon de Max Verstappen en Émilie-Romagne n’a pas fait les affaires du néerlandais au classement pilote. En conservant sa deuxième place durement acquise sur la piste, à Imola, le pilote serait actuellement à 14 points de Valtteri Bottas pour le titre de vice-champion du monde. Une place qu’il considérait comme inatteignable il y a encore quelques semaines.

Mais dans la réalité, le coéquipier de Lewis Hamilton compte 35 points d’avance, à quatre courses de la fin. Alors, pourquoi croire encore au suspense ?

En piste, Max Verstappen se montre intraitable : le pilote ne commet pratiquement aucune erreur et n’hésite pas à tenter des manœuvres audacieuses, comme ce fut le cas à Imola sur son rival. De l’autre côté, Valtteri Bottas n’a jamais été épargné par les problèmes mécaniques, et le pilote se montre fébrile dès que la pression commence à peser trop lourd sur ses épaules. La chance aura un rôle à jouer pour maintenir le suspense, mais un retour de Max Verstappen sur Valtteri Bottas est tout à fait jouable.

… mais la lutte pour la suprématie du midfield sera le plus grand spectacle

En étant le pilote à marquer le plus de points depuis la Belgique (sans compter les deux Mercedes), Daniel Ricciardo a fait un bond en avant dans la hiérarchie. Le pilote est le mieux placé pour terminer troisième.
Avec deux podiums en trois courses, Daniel Ricciardo a pris les commandes du peloton (©AFP)

En tête du midfield, la lutte reste acharnée. À Imola, Daniel Ricciardo a frappé un grand coup en signant son deuxième podium en trois courses : avec 75 points sur les 7 dernières manches, seuls les pilotes Mercedes font mieux que l’australien.

Et si Daniel Ricciardo s’envole, le moindre abandon peut s’avérer extrêmement coûteux. Pierre Gasly ne dira pas le contraire : dixième du classement avec 63 points, une quatrième place à Imola (derrière la Renault qui l’avait dépassé au départ) l’aurait fait grimper à la septième place. Mais avec des si…

Derrière l’australien, Charles Leclerc s’impose comme le candidat le plus solide à la quatrième place. Dix points derrière la Renault, le monégasque fait des merveilles avec sa Ferrari : il a terminé dans les points sur chacune des cinq dernières courses, en ne faisant jamais pire que huitième. En dépassant Daniel Ricciardo, Charles Leclerc réaliserait l’exploit de faire aussi bien que la saison passée (en terme de position) avec une monoplace bien moins performante.

Derrière ces deux pilotes, la lutte semble être encore plus intense. Lando Norris (7e) ne compte que 12 points d’avance sur Lance Stroll (11e). Alors que chaque pilote semble être capable de sortir de grosses performances chaque week-end, le classement pourrait se décider selon les abandons… Dans cette bataille, Pierre Gasly pourrait être le pilote le plus en forme, bien que sa monoplace ne soit pas la plus performante. Devant lui, les deux McLaren se livreront une bataille sans merci, comme ce fut déjà le cas à Imola, pour terminer devant son coéquipier (Norris compte quatre unités d’avance sur Sainz). Les duels seront intenses jusqu’à l’arrivée de la manche finale !


Lire aussi


Côté constructeurs, le podium n’a jamais été si indécis

Renault possède un point d'avance sur ses rivaux et est définitivement l'écurie à surveiller, grâce notamment à son homme en forme. Mais les hommes au Losange peuvent-ils maintenir le cap jusqu'à la fin de la saison ?
McLaren, Renault ou Racing Point : qui retrouvera (ou découvrira) le podium du classement constructeur ? (©DPPI)

La chute de Ferrari cette saison a permis de faire exploser le trio de tête, bien installé en haut de la hiérarchie depuis 2017. Si Mercedes et Red Bull restent au top, une nouvelle écurie viendra compléter le podium cette saison.

Actuellement, le classement n’a jamais été aussi serré : Renault occupe cette troisième place avec un petit point d’avance sur McLaren et Racing Point. L’écurie aux monoplaces roses, pénalisée de 15 points cet été à cause d’écopes de freins non conformes et à l’origine de nombreuses stratégies ratées, pourrait s’en mordre les doigts. De plus, la voiture semble être compliquée à développer : la fin de saison s’annonce compliquée…

Cette troisième marche sur le podium devrait se jouer entre Renault et McLaren. Chez le Losange, Daniel Ricciardo est le pilote le plus en forme du plateau, comme évoqué précédemment. Là où l’écurie se manque, c’est sur la fiabilité : Esteban Ocon subit les pannes mécaniques (trois sur les cinq derniers Grands Prix) et se retrouve largué au classement. Mais McLaren ne parvient pas à profiter de cette inconstance : la malchance frappe l’écurie de Woking, avec des accidents bizarres (Carlos Sainz en Russie) et des abandons hors de contrôle (la panne mécanique de Lando Norris au Nürburgring, le restart chaotique du Mugello…). L’écurie a perdu énormément de points sur les dernières manches. Celle qui décrochera la troisième place du classement constructeur sera probablement celle qui limitera le plus les dégâts.

Dans tous les cas, cette position serait une très grande performance pour ces écuries. Renault n’a plus terminé dans le top trois depuis 2007, tandis que McLaren attend depuis 2012. Côté Racing Point, la structure basée à Silverstone n’a jamais fait mieux que quatrième (en 2016 et 2017, alors que l’écurie s’appelait encore Force India). Sur qui poseriez-vous une pièce ?

Ferrari peut-elle conserver la suprématie en Italie ?

Jamais dans l'histoire une écurie italienne a dépassé Ferrari au classement constructeur. Cette statistique pourrait tomber cette année, tant AlphaTauri séduit en piste.
Pierre Gasly et Charles Leclerc, grands amis en dehors de la piste, auront pour mission de marquer le plus de points possible en fin de saison (©Motorsport Images)

C’est l’autre grande question du côté du championnat des constructeurs : quelle écurie italienne terminera devant ? La Botte vit déjà une année sportive difficile, avec l’écroulement de la Scuderia Ferrari. La victoire de Pierre Gasly avec AlphaTauri représente néanmoins une belle satisfaction, mais Ferrari est désormais en danger.

Depuis 1958 (et la création du classement constructeur), Ferrari a toujours été la meilleure écurie italienne. Les petites structures (Tecno, Minardi…) ne sont jamais parvenues à se hisser des tréfonds du classement, tandis que Benetton était encore une écurie britannique au moment de ses titres mondiaux. Et si ALphaTauri réalise de bons résultats depuis l’an dernier, il en fallait bien plus pour concurrencer la référence…

Mais cette année est si particulière, et une lutte inattendue se profile en Italie. Avec 14 points de retard, AlphaTauri pourrait devenir la première écurie italienne à dépasser Ferrari. L’abandon de Pierre Gasly sur fuite hydraulique, à Imola, pourrait peser dans la balance finale, mais la petite structure de Faenza est sur une meilleure dynamique que le cheval cabré. Alors que Sebastian Vettel est démotivé, une occasion en or se présente pour AlphaTauri en 2020. Une année somptueuse marquée par la victoire de Pierre Gasly à Monza, qui pourrait également être celle du meilleur classement de l’écurie de son histoire (débutée en 1985 sous l’appellation Minardi).

En Formule 2, la fin de saison s’annonce passionnante

Mick Schumacher est proche de réaliser la performance que l'on attend de lui depuis des mois : remporter le titre de champion du monde de Formule 2.
Mick Schumacher est bien parti pour succéder à Charles Leclerc, George Russell et Nyck de Vries (©RMC)

Nous ne pouvons pas évoquer les batailles à suivre en fin de saison sans mentionner la Formule 2 ! Dans une saison ultra serrée, la lutte pour le titre n’est pas encore terminée, et le tracé de Sakhir sera le théâtre du duel final pour les deux derniers meetings (soit quatre courses). Au total, il reste un maximum de 96 points à distribuer.

Depuis la dernière manche en Russie, c’est Mick Schumacher qui occupe la place tant convoitée de leader. Alors que l’annonce de son transfert chez Haas n’est plus qu’une question de patience, le fils du septuple champion du monde de F1 pourrait frapper un grand coup et faire taire les critiques en allant chercher ce sacre, après un début de saison extrêmement poussif et marqué par la malchance.

Derrière lui, un petit écart s’est formé puisque Callum Ilott compte 22 points de retard. Trop peu pour se permettre des erreurs, mais une marge de manœuvre suffisante à utiliser à bon escient. Pour le podium, la lutte est également très indécise : Yuki Tsunoda (3e), Christian Lundgaard (4e), Robert Shwartzman (5e) et Nikita Mazepin (6e) ne sont séparés que de 7 points. Les baquets en Formule 1 restent accessibles pour Tsunoda (AlphaTauri) et Mazepin (Haas), mais leurs rivaux ont l’occasion de laisser une forte impression pour préparer l’avenir. La fin de saison sera folle !

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :
search previous next tag category expand menu location phone mail time cart zoom edit close